De la prise d'Alzeau jusqu'à la rigole de la plaine, entre la plaine de Revel et la vallée du Fresquel, l'eau de la Montagne Noire est conduite vers l'ouest pour alimenter le canal du Midi.
Clic gauche : déplacer. Clic droit : pivoter. Molette : zoom. La boussole remet le nord en haut, le bouton ⌖ indique votre position. « Animation » lance un survol continu qui suit l'eau, commenté à voix haute (réglable dans « Infos et réglages »).
Cliquez n'importe où pour commencer.
Conception : Patrick Monaco
Réalisation : Claude Opus 5.5 – Anthropic
Version : 2 – 2026
Le problème. À la sortie de la rigole, aux Cammazes (vers 602 m), l'eau est dans le bassin du Sor ; Saint-Ferréol est dans celui du Laudot. Une crête sépare les deux vallées : elle passe à environ 611 m juste au-dessus du tunnel. Il faut la franchir, ou la contourner.
1. Une tranchée à ciel ouvert. La couverture au-dessus du tunnel n'est que d'une dizaine de mètres. Une tranchée de 10 à 15 m de profondeur sur 200 à 300 m aurait pu remplacer la voûte, mais elle aurait coupé le village en deux, exigé des talus très larges ou des murs de soutènement, et serait restée exposée aux éboulements. Une voûte maçonnée de 122 m est plus sûre et plus facile à entretenir.
2. Contourner la crête par le nord (le tracé rose de la simulation). La crête s'abaisse vers le nord : un col vers 597 m se trouve à environ 2,4 km des Cammazes. La rigole aurait longé le flanc ouest de la vallée du Sor sur environ 4,1 km, avec une pente d'environ 1,4 m/km, franchi ce col, puis dévalé près de 200 m de dénivelé en un peu plus d'un kilomètre pour rejoindre le Laudot. Pas de souterrain, mais 4 km de rigole de plus, accrochée à un versant qui devient une gorge vers Durfort, avec des déblais et remblais d'une dizaine de mètres : un terrain instable, long à construire et à entretenir.
3. Ce qui s'est passé sans voûte. De 1667 à 1686, la solution fut de ne pas aller à Saint-Ferréol : l'eau passait par le Sor jusqu'à Pont-Crouzet (mode « Avant 1686 »), sans possibilité de stocker l'eau d'hiver de la montagne.
Le choix de Vauban. Face à ces options, 122 m de souterrain au point le plus bas de la crête étaient de loin la solution la plus courte et la plus durable, typique de l'ingénieur des fortifications, habitué aux ouvrages maçonnés. L'idée de percer la crête des Cammazes avait d'ailleurs été proposée dès 1664 par Clerville.
Tracé simulé d'après le relief (BD ALTI 25 m) : ordres de grandeur, pas un projet détaillé.